Carton de Wiart (école ménagère)

« En 1892, un jeune officier gendarme, le lieutenant Loppens, a mobilisé les bonnes volontés pour créer la Société Royale des Enfants Martyrs de Bruxelles, la première association du genre en Belgique. En effet, déjà les associations de défense animalière existaient mais les belles âmes sensibles de l’époque ne s’émouvaient guère du sort des enfants battus et abandonnés. La même année, le ministre de la Justice, Jules Lejeune, établit la première circulaire ministérielle sur la protection de l’enfance. C’est lui qui sera aussi à l’origine de la première loi sur la protection de la jeunesse, votée vingt ans plus tard en 1912. La Société royale des Enfants martyrs de Bruxelles est devenue, depuis lors, la Société royale protectrice de l’Enfance ». (source journal Le Soir – 1992)

Deux institutions relevaient de La Société Protectrice des Enfants Martyrs, dont le siège était à Bruxelles. A savoir l’école-ferme pensionnat Jules Lejeune à Ernage et l’école ménagère Henry Carton de Wiart (du nom de son protecteur) pour jeunes filles et petits enfants à la Chaussée de Charleroi, en face de l’ancienne villa Bruyr maintenant démolie.

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Henry Carton de Wiart

Portrait vers 1900 paru dans « La Belgique d’aujourd’hui »
sous la direction de Gustave DELTOUR,
Berlin-Charlottenburg, Adolf Eckstein, vers 1908. (Wikipedia)

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Premier bâtiment blanc, à droite de la photo (en face de la villa Bruyr, démolie de nos jours) – 1920 – Au fond, le passage à niveau à la gare.
auteur inconnu © DR – Delcampe.net.

On peut lire sur la plaque au-dessus du premier étage:
« Société de Protection des Enfants Martyrs de Bruxelles »
Au rez-de-chaussée, au-dessus de la fenêtre à gauche de la porte: « Ecole ménagère »
Au-dessus de la fenêtre à droite de la porte: « Henri Carton de Wiart »

 

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© Google Earth – 2009

 

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photo contemporaine

ASPECT DES ATELIERS À L’ÉPOQUE

couture, repassage, cuisine et cour intérieure

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source Delcampe.be

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détail de la photo de l’atelier de repassage.
Le poêle spécialement aménagé pour chauffer les semelles des fers à repasser.


En août 1914, l’école était une des quatre ambulances (ambulance désignant à l’époque aussi un établissement provisoire aménagé pour donner les soins aux militaires ou civils blessés) établies à Gembloux, à ce moment là, avec l’Institut Agricole, le couvent des Soeurs Notre-Dame et l’Institut Lejeune, ferme école des Enfants Martyrs à l’entrée d’Ernage. 10 lits étaient prêts et 15 en réserve, sous la direction du docteur Lefevre. D’autres ambulances ou lazarets verront le jour par après comme la villa Romaine (château Ledocte à la sucrerie) par exemple.

(source « 
Gembloux dans la tourmente de la Première Guerre mondiale », page 48 –  sous la coordination de Herve Legros, Elisabeth Van Eyck et Elodie Van Lippevelde.- monographie CRAHG – Presses Agronomiques de Gembloux)

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un reçu daté de 1919

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En 1920, l’école sera transférée à Walhain-Saint-Paul.

 

 

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